Lettre d’Ethiopie numéro 67

Tigray, hippo, dodo ! JPEG - 11.4 ko
mercredi 29 avril 2009
par  Webmestre
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Jo est arrivée le lundi 13 avril par le vol Paris-Addis-Abeba d’Ethiopian Airlines. Le vol est annoncé à 6 h 20, il se posera avec plus de trente minutes de retard et finalement les passagers sortent à l’heure normale quand le vol se pose à 7 h 20.

Les vacances ne débutent que le jeudi soir. Jo en profite pour partager notre vie quotidienne : allers-retours à l’école, coupures de courant. Actuellement, leur rythme est d’une coupure de 13 heures tous les 4 jours.

Vendredi matin, nous embarquons avec des copains pour le nord du pays, dans la province du Tigray. Nous devons avancer notre heure du départ, la compagnie nous a informés que le vol décollera plus tôt. Finalement, il quittera la piste à l’heure initiale ; cela nous a valu une arrivée encore plus matinale à l’aéroport (5 h 15 du matin). Notre Boeing 737-700, au complet met le cap au Nord. Une petite heure de vol plus tard, nous descendons sur Axum, cœur historique de l’Éthiopie, ville fondatrice du royaume abyssin.

Notre visite débute par les célèbres stèles. Elles sont imposantes. Depuis peu, l’Italie a restitué celle qu’ils avaient prélevée lors de leur passage dans les années 30. L’implantation de la tour de pierre n’a pas été sans difficulté et une autre stèle en a souffert. Elle a pris un bel air penché que seuls de puissants haubanages empêchent de la conduire au sol, comme sa voisine de 500 tonnes qui n’a jamais pu tenir.

Le repas pris, nous embarquons dans un minibus étonnamment confortable pour la ville d’Hausen. Nous sommes à 35 kilomètres de la frontière érythréenne. La ville d’Adoua passée, nous prenons une piste. Elle est roulante et serpente au milieu de montagnes à couper le souffle. La comparaison avec les paysages du Colorado vient à l’esprit de chacun. Après 5 heures de route, nous arrivons dans notre ville étape. Notre hôtel du jour est propre et modeste. Sur les trois chambres réservées, une seule dispose d’une douche opérationnelle (pression + eau chaude). Nous sommes le dernier jour du jeûne. Il n’y a qu’un seul restaurant dans la ville. Il n’y a rien de prêt. Personne ne mange ce jour-là. Nous sommes accompagnés d’un copain qui parle amharique, il arrive à nous commander un plat de pâtes sauce tomate. Il n’y a rien d’autre. Comme d’habitude, les spaghettis sont servis froids. Nous ne comprenons toujours pas pourquoi les pâtes sont servies froides. Il faudra que nous menions l’enquête.

Le petit-déjeuner est commandé dans le même et unique restaurant. Nous apprenons au passage qu’œuf frit se dit kotchkotch. L’affaire est vite expédiée.

Ce matin, nous nous séparons en deux groupes : un qui explorera l’église de Goo ; l’autre Tsion. La première est techniquement difficile d’accès et l’autre se mérite au prix d’une grimpette de 300 mètres de dénivelées et 3 km de marche.

Une autre église était au programme. En voulant l’approcher, nous nous sommes trouvés face à un groupe d’une vingtaine de locaux qui voulaient tous être guide. Vu la tournure de la situation et de leur pesante insistance, nous avons préféré tourner les talons.

Jo opte pour la version technique. Elle doit aborder un passage nécessitant les pieds et les mains sur une hauteur verticale de 3 mètres suivie d’un passage aérien. Il fait moins d’une dizaine de mètres de long, est large de 60 cm et longe un vide de plus de 200 mètres.

Aude, Hervé et les enfants grimpent sur Tsion. La montée est sévère. Il n’empêche, les enfants ont franchi l’obstacle sans problème ! Léo s’est même payé le luxe de finir la balade en courant, en semant des enfants éthiopiens. C’est un véritable exploit !

Les églises sont superbes. Chacune a sa particularité, sans identité. Chaque approche est éblouissante tant le paysage est grandiose. Tout est là, rien ne semble avoir changé depuis des siècles. Nous sommes aux origines de la religion chrétienne. Les deux équipes se retrouvent chez le guide. Il offre un café et des pop-corn au piment. Nous avons été plusieurs à nous faire piéger !

Notre dîner est pris au lodge Gheralta, étape du jour. Il faut dire les choses, le lieu est fabuleux ! Du jamais vu en Éthiopie. L’Italien qui a monté la structure a fait preuve d’un goût remarquable. Dans le plus strict respect de la tradition locale, les chambres sont d’un design à la fois sobre et moderne. Les chambres sont en pierre taillée. C’est l’architecture de la région. Une chose étonnante : nous sommes au cœur du Tigray et nous dormons dans un silence absolu. Pas le son d’une église à l’horizon. C’est tout simplement incroyable.

Nous sommes dimanche et à présent nous mettons le cap sur Mekele, capitale régionale. En chemin, nous poursuivons les visites d’églises. Le décor est de toute beauté au fil des kilomètres.

Coup de fil de la compagnie aérienne pour confirmer notre retour. Nous visitons la ville en fin d’après-midi. Une ville éthiopienne comme bien d’autres, peut-être un peu moins inintéressante que les autres.
Le soir venu, chacun prend possession de sa chambre. Hervé n’a pas de chance. Il tombe sur le modèle sans eau, avec chasse d’eau qui fuit. La nuit débute dans le vacarme des clients bruyants (mais l’hôtel est particulièrement peu insonorisé). Et puis, la chasse débute. De 22 h 00 à 4 h 00 du matin chrono, Hervé a chassé les moustiques.

Lundi matin, retour sur Addis. Le rendez-vous est à 7 h 00 devant l’hôtel. 15 minutes après, nous sommes à l’aéroport.
Le tableau d’affichage annonce notre vol et le précédent. Les deux sont à destination de la capitale. Je vais essayer de faire simple… Notre vol doit partir à 9 h 00. Le précédent est prévu à 7 h 30, mais est annoncé avec du retard. Notre arrivée sur Addis est prévue pour 11 h 20. Nous nous enregistrons. Nous sommes embarqués sur le vol de 7 h 30, qui arrivera à 9 h 00 pour un départ à 9 h 30 et une arrivée à 10 h 35. Parfois, nonobstant leur caractère pratique, les lignes intérieures sont difficiles à suivre !

Nous reprenons la route jeudi matin. Lundi, mardi, mercredi nous remettons notre équipement en ordre de bataille. Nous fêtons l’anniversaire de Léo avec un peu d’avance mardi soir.

La suite du programme est connue. Aregash lodge et Bishangari seront nos étapes pour terminer en douceur les vacances. Hormis un vent à décorner les bœufs sur le lac Langano, digne d’un jour de mistral dans le Var, nous faisons le plein de nature et de soleil. Jo reprend l’avion mercredi soir et nous repartons terminer les vacances à Bishangari. Oiseaux, hippo, dodo, beau programme non ?



Les photos sont en ligne !


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Il y a des moments où on se sent un peu bête... Une fois entrés dans le parc Aquaventure, nous ne savions pas du tout comment faire ! Devons nous garder nos chaussures, nous changer ? Où poser nos affaires ?

En fait, c’est tout simple ! Il suffit de se changer dans les vestiaires, de rester pieds nus (le sol est fait d’un dallage assez doux, à l’ombre), de trouver une place sur une des plages et de trouver une bouée pour flotter au gré des courants et autre remontes pentes ! Ensuite, le courant et la pente nourrissent la suite du voyage. Les enfants ont adoré.