Lettre du Mekong 93 : Japon encore et plus

samedi 10 mai 2014
par  Webmestre
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En quittant le Japon après nos vacances de fin d’année, nous n’avions qu’une seule idée en tête : y repartir ! C’est la première fois que nous éprouvons un tel désir pour un pays tant cette première visite nous a plu.
Il nous aura fallu moins d’une semaine pour réserver à nouveau un vol et un hôtel. Ce coup-là, nous opérons seuls, comme des grands. Le billet d’avion est acheté dans une agence locale de Phnom Penh et l’hôtel est réservé via le site en ligne Agoda. Nous optons pour deux choix : nous installer dans le quartier de Shinjuku et limiter les visites à la ville de Tokyo.

Avec plus de 35 millions d’habitants à Tokyo, nous nous disons qu’il doit bien y avoir mille et une choses à découvrir.


Vendredi 2 mai
Nous voilà donc repartis vers l’Empire du soleil levant via le Pays du matin calme. Le vol se passe bien ; rien à dire. En arrivant à Narita, un des aéroports de Tokyo, nous prenons le train pour rejoindre la ville. Il faut compter pas loin d’une heure quarante quand même !
Le billet acheté, nous attendons notre rame. Cette navette est accessible que sur réservation, avec des places numérotées. La rame entre en gare. En moins de 10 minutes, une armée de personnels de service nettoie la rame pour la rendre parfaitement propre aux passagers. Par la même occasion, les fauteuils sont tournés pour être dans le sens de la marche. En entrant dans la voiture, un large compartiment à bagages, avec système de consigne, permet de stocker les valises. Est-ce bien la peine de verrouiller ainsi son bagage ? Nous sommes au Japon !
Le train dispose du WiFi, de larges places et d’un système d’annonces et d’un affichage très efficaces. Si les passagers sont calmes, les annonces sont fréquentes et parfaitement audibles, en japonais et en anglais. Il faut s’habituer au Japon au silence des habitants et aux flots incessants de paroles issues des différents systèmes d’annonce où que l’on soit.

Le trajet avalé, nous voilà en gare de Shinjuku. Si notre hôtel est à 5 minutes à pied de la gare, trouver la bonne sortie est un parcours pour initiés. Heureusement, nous connaissions un peu le lieu pour nous y repérer.
Cette gare, la plus fréquentée au monde, comporte quelque 200 entrées/sorties. Elle voit passer au quotidien plus de 3 millions de passagers ; un train y entre toutes les 3 secondes. Cette gare accueille 3 compagnies (au moins) de chemin de fer et 2 de métro. Malgré les 35 voies, tout s’organise dans la plus parfaite sécurité et ponctualité. Bref, il faut un petit peu de temps pour s’habituer à cela.

Notre hôtel trouvé et nos bagages déposés, nous filons immédiatement nous jeter dans la ville. Notre première mission nous mène vers Bic Caméra (un grand magasin au choix extraordinaire dans le domaine de la photo entre autres). La famille est aux anges, cela fait du bien en sortant de Phnom Penh. Puis, nous mettons le cap sur une flash-mob de musiciens classiques. Une amie japonaise y participera. La foule est là pour écouter 300 musiciens et chanteurs. C’est très sympa, mais les enfants sont crevés... Il est donc temps de clore cette première journée non sans avoir avalé quelques sushis.


Samedi 3 mai
Notre stratégie est simple : un jour, un quartier. Il convient de garder à l’esprit deux choses pour appréhender Tokyo : il n’y a pas de centre-ville tel que nous le concevons ; un quartier fait la taille d’une grande ville comme Bordeaux, Toulouse ou Nice. Notre expédition du jour guide nos pas vers Shibuya. Ce lieu est connu pour son fameux passage piéton en périphérie et en diagonale du carrefour emprunté par une foule immense. Juste avant de l’emprunter, nous saluons la statue d’un chien, dressée en hommage à un canidé qui fut d’une fidélité exemplaire à son maître. Aux décès du maître et de l’animal, c’est ce dernier qui a eu sa statue.
Nous plongeons dans ce quartier vivant et jeune. Le carrefour n’est pas si impressionnant, mais c’était sans compter l’heure un brin matinale pour trouver la foule. Nous mettons cela sur le compte de la Golden Week et du week-end. Le quartier est très fréquenté par la jeunesse. Les jeunes femmes ne manquent pas d’imagination dans leur tenue. C’est court, original, clouté parfois, coloré ou pastel, entre le gothique, Albator et Candy. Un immeuble est rempli de boutiques de vêtements qui répondent parfaitement à l’excentricité locale. Cette mode est unique, cela nous fait du bien de nous sentir au cœur du monde des vivants, dans le présent.
Notre balade nous emmène au cœur de ce quartier très sympa. Le carnet d’adresses d’Aude oriente nos pas dans des endroits improbables. Par exemple, nous plongeons dans une boutique de mangas. Cette littérature n’est pas une coquetterie locale, mais une culture largement partagée. Pour accéder à la boutique, nous empruntons un escalier qui plonge au 3e sous-sol. Là, après un escalier sombre, limite glauque, s’ouvre un immense espace dédié à cette littérature. Autant dire vous dire que tout cela nous est complément incompréhensible. Les livres sont classés dans un ordre qui nous échappe. Les rayonnages proposent aussi de nombreuses figurines et robots. La stratégie tarifaire nous paraît bien étrange. Certaines figurines, qui font très bas de gamme, valent des fortunes ! Comme quoi, la culture...
En sortant de la boutique, Inès nous dit qu’il y avait tellement de choix, qu’il est impossible de ne pas acheter quelque chose. Elle n’a pas complètement tort.
En fin d’après-midi, nous regagnons le fameux carrefour. Cette fois-ci, la foule est présente. De chaque côté, une masse humaine s’accumule pendant que la circulation automobile est présente. Puis, les voitures s’arrêtent et tous les feux pour piétons passent au vert. Des hordes d’humains foncent les uns vers les autres, se croisent, chacun allant dans sa direction... Lorsque le feu pour piétons passe au rouge, tout s’arrête. Pour donner une idée de la foule, cela ressemble au 15-Août à Biarritz ou au Mont-Saint-Michel. À ne pas manquer !
Hélas ! une partie de cette foule met le cap sur notre direction, à savoir la gare de chemin de fer. Patiemment, chacun entre dans la queue pour passer les portiques de péage et regagner l’escalier propre à sa ligne, sa direction et son type de train (local ou express). Une angoisse monte, et si nous devions vivre, maintenant, cette terrible expérience qui consiste à prendre le train en heure de pointe, avec des rames chargées à 170 % de leur capacité maximale, soit 7 passagers au mètre carré (c’est la norme en vigueur à Tokyo) ? La foule se presse dans l’escalier, envahit le quai dans l’attente du train. Miracle ! Tout le monde monte dans la rame et il reste de la place ! Nous mesurons alors quel enfer doit être l’heure de pointe et quelle marée humaine doit absorber le système ferroviaire. À Tokyo, le chemin de fer transporte dans son système urbain, 26 millions de passagers par jour ! Nous sommes dans une autre dimension.
De retour dans notre quartier de Shinjuku, nous cherchons - non sans mal - le restaurant à sushi qui nous avait tant plu lors de nos dernières vacances nippones. Aude avait la carte du restaurant, mais franchement, le plan tel que dessiné ne nous est d’aucun secours. La zone des restaurants n’est pas très grande et nous explorons méthodiquement les rues pour retrouver notre cantine. Le lieu repéré, nous y entrons pour nous régaler de sushis. Inès est très fan et s’en enfile un nombre conséquent.
Nous terminons la soirée par l’ascension de la mairie, soit une visite au 45e étage d’un bâtiment inspiré par Notre-Dame de Paris. Nous sommes étonnés par la vision nocturne de Tokyo. Nous nous attendions à admirer une ville lumineuse, grouillante et scintillante. Il n’en est rien. L’éclairage est bien moins spectaculaire que nous l’imaginions. Renseignements pris, c’est une conséquence de la catastrophe de Fukushima. Après une période de rationnement électrique, il a été décidé de réduire les éclairages dont l’utilité, outre l’esthétique, n’était pas suffisamment probante. Cependant, c’est largement plus lumineux que Phnom Penh ou Addis-Abeba !


Dimanche 4 mai
Le but du jour est de découvrir le quartier d’Harajuku, célèbre pour ses cosplays, jeunes qui s’habillent en personnages de mangas. Nous sommes à deux stations de Yamanote (ligne circulaire) de notre lieu de résidence. Notre première surprise fut le monde qui descend en même temps que nous. On aurait dit que tout Tokyo se donnait rendez-vous dans cette petite gare à l’architecture en bois de style presque helvétique.
Dès la sortie de la gare, nous observons une longue, très longue file d’attente. En fin de queue, il y a un homme en uniforme brandissant une pancarte. Nous longeons le cortège en nous interrogeant ce qui peut mériter un temps d’attente dépassant l’heure. Au bout de cette patience, il y a simplement des pop corn ! Une nouvelle enseigne vient de s’installer et c’est très chic de profiter de la nouveauté et de partager ainsi cette expérience avec ses amis. Lors de notre séjour à Singapour, nous avons goûté de ces pop corn. Certes, ils sont bons, mais ils ne valent pas une heure d’attente. C’est là que nous réalisons que les Tokyoïtes ont une fantastique faculté pour patienter et faire la queue. Il en est de même, par exemple, devant les restaurants ou certaines boutiques. Quant aux transports en commun, c’est avec naturel et discipline que tous se rangent pour attendre une rame, acheter un ticket ou prendre un escalier roulant aux heures d’affluence.
Revenons à notre dimanche. En fait, nous sommes le jour de la Fête de la verdure. La foule se presse pour aller au temple qui est au cœur d’une petite forêt en pleine ville, pique-niquer dans le parc, jouer au stade avec des attractions ou faire des magasins dans Takeshita Dori. Là aussi, la foule égale une fin de feu d’artifice du 15-Août. Nous commençons par entrer dans la forêt, en suivant le mouvement. Les arbres sont immenses et se parent de jeunes feuilles d’un vert fluorescent intense. Cette forêt nous rappelle l’odeur des sous-bois européens. Au milieu, trônent un temple et un jardin. Nous comprenons ce que la zen attitude veut dire. Ce lieu incite au calme, au repos, à la contemplation. Le contraste avec la ville moderne est saisissant.
Le plein de chlorophylle achevé, nous plongeons dans la rue commerçante. La foule compacte nous porte. Comme dans Shibuya, des boutiques improbables de vêtements offrent un choix pour jeunes Japonaises quasi exclusivement. Le spectacle est dans la rue, les accoutrements excentriques sont légion.
Puis, notre estomac nous rappelle à l’ordre. Surprise ! En nous éloignant un tout petit peu des grands axes, nous tombons dans une charmante ruelle sur un restaurant italien en terrasse, assez bon marché et très bon. Tout le charme de Tokyo est là. C’est un mélange de nature, d’exubérance, de calme, de paix, de frénésie et de douceur de vivre.
Nous terminons notre journée par une petite opération shopping, avec certains tarifs qui affichent des réductions de plus de 40 % par rapport aux prix en France.
Puis, sushis, dodo.


Lundi 5 mai
Bon anniversaire Léo-Paul ! Pour fêter dignement les treize ans de notre fils, la Terre nous fait un petit clin d’œil. À 5:18 du matin, nous sommes sortis du sommeil par des tremblements. C’est un séisme. D’abord assez douces, les secousses s’intensifient. Tout bouge, couine, se déplace, mais rien ne casse. Cela fait penser à des turbulences en avion. Par crainte, nous filons dans la chambre des enfants. Inès a cru que nous la réveillions en faisant bouger le lit ; Léo ne s’est pas réveillé. Dans les minutes qui ont suivi le séisme, l’information figurait sur la toile. Sa force était de 6, pas de dégâts. C’est le plus fort séisme au Japon depuis celui du 11 mars 2011. Nous sommes bien au Japon, la terre vient de nous le rappeler. En visitant ce pays, on pense que cela peut arriver... et ça arrive. Cependant, je me sens plus en sécurité au Japon en cas de séisme que dans bien de pays européens également exposés.
Nos émotions passées, nous partons à la recherche des carpes. Nous sommes le jour de la fête des garçons (Kodomo no hi). La coutume veut que les habitants parent leur maison de carpes sous forme de cerf-volant. Pour cela, nous allons à Asakusa, quartier traditionnel et ancien. Nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée. Ce quartier abrite un temple qui attire pour l’occasion pas mal de monde. Aude a lu que c’est le point de rendez-vous de 700 000 personnes pour les cérémonies. Sans le faire exprès, nous tombons en plein dedans. Troisième 15-Août en 3 jours !
Le quartier est très sympa, en dehors de la foule qui se concentre dans une rue. Nous trouvons une diseuse de bonne aventure, un conteur de rue, un parc d’attractions délicieusement vieillot. Des vendeurs de rues proposent diverses nourritures, Aude et les enfants choisissent de la pomme de terre en spirale frite et Hervé de la langue grillée qu’Inès adore. L’ambiance du quartier tient plus du village que de la mégapole. En nous baladant, Hervé rencontre fortuitement un de ses collègues, étonnant ! Nos pas nous guident vers le quartier qui accueille la nouvelle grande tour nommée Skytree.
Nous finissons la journée dans le restaurant situé au sous-sol de notre hôtel. Nous commandons de la viande grillée, les enfants adorent. C’est excellent.


Mardi 6 mai
Au Japon, lorsqu’un jour férié tombe un dimanche, il est rattrapé le premier jour travaillé qui suit. En résumé, dimanche « fête de la verdure », lundi « jour des garçons ». Donc mardi, on ne travaille pas. C’est ainsi que nous entrons dans le quartier des couturiers et maroquiniers dans une ambiance des plus calmes. Comme peu de magasins sont ouverts, nous écourtons la visite et mettons le cap vers Ueno. Pour ce faire, nous y allons à pied. La carte de Tokyo chargée sur le téléphone, nous nous guidons à la boussole. C’est génial à faire. On découvre ainsi une ville très douce, avec ses maisons en bois, ses temples, son ambiance. Pour finir, nous débouchons sur le parc de Ueno. Il est superbe. La balade nous conduit au bord d’un plan d’eau au bord duquel un vieil homme nourrit les moineaux. Il donne une boulette de pain aux enfants qui se transforment immédiatement en mangeoire à oiseaux. Des pigeons sont également de la fête. Léo décrit la situation de la façon suivante : « les moineaux tournaient autour de ma main tels des piranhas pendant que les pigeons me déchiquetaient les pieds avec leur langue » ! Il exagère un peu, mais il travaille beaucoup sur le récit cette année en cours de français. Des dizaines de moineaux viennent manger dans leur main. Ça les amuse énormément. Au moment du départ, l’homme tend une lingette désinfectante aux enfants afin qu’ils se lavent les mains. C’est aussi cela le Japon.
Ce vieux quartier est réputé pour ses rues commerçantes et ses vendeurs qui hèlent les passants. Pour cela, nous regardons le plan du quartier pour trouver la rue qui nous intéresse. Il y a une astuce à comprendre en lisant les plans : ils ne sont jamais orientés au nord. Cela perturbe, car d’un plan à l’autre, il faut commencer par comprendre l’orientation et bien situer les repères avant de trouver son chemin.
Nous trouvons la rue : en effet, le spectacle est là. On y trouve des vendeurs de cravates, de chemises, des restaurants, des poissonniers, des vendeurs d’algues et de matériel de golf. C’est bruyant, vivant, animé.
Nous allons ensuite à Nakano où une galerie marchande est dédiée à la culture des mangas. On y trouve pas mal de choses, dont des Goldorak de collections qui valent des fortunes. On peut aussi se faire masser les pieds par de charmantes demoiselles habillées en soubrette ou acheter des sous-vêtements féminins dans des distributeurs automatiques. L’ambiance de ce quartier est très sympa, plutôt calme, apaisée, on doit y vivre pas mal.
Pour finir la journée, nous rejoignons notre amie Yoko dans le quartier français. En remontant la rue dans laquelle nous avions rendez-vous, nous réalisons que nous connaissons cet endroit. En effet, nous l’avions fréquenté lors de notre dernier séjour. Notre guide du jour nous offre une magnifique plongée dans les ruelles parsemées de noms français et de plaques de rue comme nous les connaissons en France. Aude en profite pour acheter une veste de kimono (Haori), superbe, d’occasion. Le vêtement n’a jamais été porté, et se retrouve en vente à un prix défiant toute concurrence. Nous croisons ici et là quelques femmes japonaises portant la tenue traditionnelle. C’est sublime.
Yoko nous conduit dans un petit restaurant pour déguster un shabushabu. C’est un bouillon dans lequel on trempe des légumes, de la viande et du poisson. Heureusement que nous sommes guidés, il nous aurait été impossible de trouver le lieu et de passer commande. Le restaurant est dans une petite maison traditionnelle. Toute la famille se régale, les produits sont d’une qualité et d’une fraîcheur exceptionnelles. Cette nourriture à base de feuilles, de racines, de champignons, de bouillons, d’un peu de poisson et de viande, le tout accompagné de condiments est très goûteux. Le repas se termine par une sorte de risotto préparé dans le bouillon de cuisson des aliments. L’expérience est à renouveler, le point GPS du restaurant est pris !


Mercredi 7 mai
Dernier jour, dernière balade
Nous optons pour la balade pédestre. Prenons la Chuo Line jusqu’à Limbashi et nous mettons le cap vers le palais impérial. C’est l’occasion de traverser les quartiers et de mieux sentir la vie locale. C’est un pur régal. Nous arrivons dans les jardins de l’empereur. Lors de notre dernier séjour, ce lieu nous avait complément échappé. Nous découvrons ce que veut dire « un jardin à la japonaise ». C’est très beau et nous ne sommes pas les seuls à apprécier. Ici, on croise des passionnés de photographie à la recherche des petites bêtes ; là, des dessinateurs et puis encore des lecteurs et autres personnes qui s’adonnent à la méditation.
La traversée du parc achevée, nous filons sur le quartier de Ginza. En une rue, l’ambiance change. Ici, les gratte-ciel prennent la place des petites maisons, les hommes et femmes d’affaires remplissent les trottoirs, le code vestimentaire est le noir et le blanc. C’est du classique. Aude cherche et trouve deux boutiques spécialisées dans la papeterie. La touche japonaise est là. Les motifs des enveloppes, des éventails, des cartes de vœux varient au rythme des saisons. C’est fin, l’esthétique de l’ensemble est pleine de charme.
Nous finissons notre balade du jour par le sommet d’une tour à Roppongi Hills pour admirer une dernière fois le soleil se coucher sur Tokyo. La soirée se finira dans notre cantine à sushi avec Yoko.


Jeudi 8 mai
Retour à Phnom Penh. Pour rejoindre l’aéroport, nous prenons le train spécial. C’est rapide et fiable. Pendant le trajet, les écrans font défiler les stations desservies, les actualités, les compagnies aériennes par terminal et les horaires de vols avec leur statut. Voilà un exemple d’organisation dont Paris pourrait bien s’inspirer.


Le Japon est à la fois extrêmement dépaysant, inaccessible et si proche. Il y aura toujours quelqu’un qui vous aidera et sera désolé en cas d’échec. Même s’il y a la barrière de la langue, on s’arrange toujours. Ce pays recèle un esprit, un sens de l’esthétique, du savoir-vivre remarquable. Tokyo est une ville géante, dans l’espace et le temps. Voyager au Japon, c’est retrouver le goût de choses simples. Prendre le train, manger aux restaurants, aller à la poste, chercher son chemin sont autant de petits moments qui nous font retrouver quelque chose que nous avons peut-être perdu. Voyager au Japon, c’est du savoir-vivre ensemble dans le respect de chacun. Cela semble être des mots, mais cela se sent très vite, très fort, malgré l’immense écart culturel qui intensifie les sensations. C’est aussi la découverte permanente d’une organisation, de solutions, de méthodes pour résoudre des problèmes que nous connaissons tous. Avec une telle concentration humaine, c’est étonnant d’observer les solutions en matière d’hygiène par exemple. Vous savez quoi ? Cela fonctionne !
De plus, le Japon, ce sont de petits détails comme l’art d’emballer un achat, d’y ajouter un petit origami. Il y a une culture des belles choses dans le moindre détail.

C’est en cherchant à plonger au cœur de Tokyo, symbole de la modernité élevé au rang de première mégapole, que l’on découvre, à pied, des espaces émouvants et d’un exotisme fou, d’une quiétude incroyable.

Cela vous semble exagéré ? Sautez-le pas !

Cette destination tient le haut du pavé de nos voyages. S’il est des pays qui nous ont vidés, le Japon est tout le contraire. Au fur et à mesure que l’on avance, de nouvelles portes s’ouvrent, qui elles-mêmes en proposent de nouvelles. Plus on progresse, plus on se perd, c’est grisant.
Pour nous, c’est décidé, nous ne quitterons pas l’Asie sans avoir profité encore une fois de Tokyo et de ses environs. Un nouveau séjour est programmé en avril 2015. Nous profiterons également de notre fin de séjour asiatique pour un dernier coucou à Hong Kong et Singapour et pourquoi pas une escapade sur Bangkok, Sidney ou Séoul ?

Une chose est certaine, l’Asie que nous préférons est celle du soleil levant et des matins calmes.


Petits trucs et astuces

  • Un service en ligne permet de commander une carte SIM pour disposer de la 3G sur son téléphone, c’est très pratique pour faire des recherches en ville.
  • L’office du tourisme offre 14 jours de WiFi gratuit sur certains hotspots.
  • La navette ferroviaire dans le sens aéroport/centre-ville offre 50 % de remise aux touristes. Le tarif retour est plein et équivaut au bus.
  • L’hôtel Kadoya à Shinjuku est assez économique et diablement bien placé. Les chambres ne sont pas immenses, mais on y fait que dormir.
  • La carte Suica est le sésame des transports en commun. Elle fonctionne comme un porte-monnaie électronique. Lors des déplacements, on valide la carte en entrant dans un transport puis à la sortie. La somme prélevée correspond au parcours
  • La détaxe est très simple dans les magasins. En présentant son passeport, on ne paie que la valeur HT du bien.
  • Certaines enseignes, BIC CAMERA par exemple, accordent 5 % de remise si l’on paie avec une carte VISA. Ajouter à cela certains prix bon marché et la détaxe, on peut vraiment faire des affaires au Japon.
  • Penser à prendre des vêtements pour le chaud et le froid, notamment en inter saison
  • Ne pas hésiter à venir l’hiver, même s’il peut faire très froid. Le spectacle de la neige est sublime.
  • Prendre de bonnes chaussures de marche. Explorer Tokyo à pied est source de plaisir et de découvertes.
  • Penser à prendre un adaptateur pour prises japonaises et vérifier que l’appareil fonctionne en 110 V. En général, c’est indiqué sur l’appareil.
  • Il existe des applications gratuites pour smartphone avec des cartes de la ville et des transports en commun.
  • Observer et faire comme les autres... Dans la mesure où l’on comprend ce qu’il se passe ;-)


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