Lettre du Mekong #87 : SPECIAL CHINE

samedi 17 novembre 2012
par  Webmestre
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7 novembre, en passant par la Chine

Mon taxi du jour pour Shanghai via un stop à Canton. En regardant sur internet le classement de sécurité des compagnies, quelle ne fut pas ma surprise que de découvrir que la China Southern est mieux classée qu’Air France !

Maintenant les passagers locaux ont tendance à parler fort, à cracher, se racler la gorge bruyamment... Je suis loin de mes voyageurs Paris Orly - Biarritz sur bobo Airline ou air bling-bling.

À bord

Ambiance chinoise à bord de mon Tupolev fabriqué en Chine et entretenu à Cuba. Je plaisante ! Je suis dans un joli Airbus A321 dont la cabine est tout ce qu’il y a de fréquentable. Il faut juste aimer la musique chinoise.

Transit et autres contrôles

Peu de temps avant mon départ, l’aéroport de Canton m’est décrit comme un lieu un peu vide, genre grand hangar. Ma référence dans le domaine est l’aéroport d’Addis-Abeba. C’est donc avec l’idée de retrouver mon hub africain favori avec une touche chinoise que j’ai embarqué ce matin.
L’aéroport de Phnom Penh, de taille modeste, est accueillant et confortable. Je quitte un village pour un saut dans un monde qui m’est inconnu.
Mon vol est parfaitement à l’heure. Le service à bord de l’avion est aux standards de la classe économique que l’on retrouve sur bien des compagnies.

Avant mon atterrissage, je regarde ma pochette avec mon billet d’avion. Et là, surprise : la pochette donne toutes les explications utiles pour un passager en transit à Canton. Agréable attention. Nous arrivons avec 10 minutes d’avance.

Le premier contact m’a vite fait changé d’avis sur mes idées préconçues. À la sortie de la passerelle, une charmante hôtesse m’attendait pour m’indiquer mon chemin. Le bâtiment n’a rien à voir avec le hangar éthiopien auquel nous nous étions habitués. C’est grand, propre, très bien indiqué, bref, parfaitement à l’heure de la mondialisation comme l’ensemble des passagers rivets à leur smart phone.

La première étape du transfert est le passage des formalités d’immigration.
Malgré le nombre important de passagers, les contrôles sont rapides. La queue s’allonge ? Un guichet est immédiatement ouvert. Le lot de passagers contrôlé, les autorités quittent leur guichet, se rangent et partent en rang vers les coulisses.

La suite du chemin se déroule sans encombre. Contrôle de la carte d’embarquement, changement d’aérogare dans une voiturette de golf pour une douzaine de passagers (assez drôle), contrôle de sécurité, salle d’embarquement.

En route je me suis fait arrêter pour une autorité policière locale. Je ne dois pas ressembler à un Asiatique et mon passeport de couleur noir intrigue. La femme qui m’a contrôlé a beaucoup ri en voyant mon passeport de service.
Partout le personnel est abondant. On ne se sent jamais seul.

L’ambiance est calme et sereine. Les indications sont claires, tout comme les annonces sonores. Il faut juste se faire aux noms des villes chinoises. Seules les hôtesses préposées aux derniers contrôles ont une propension étonnante à parler vraiment très fort.

Maintenant, le peu que j’ai vu de la ville avant d’atterrir ne me donne pas envie de venir y passer des vacances. Ai-je vraiment vu Canton au fait ?
Bis repetita, nouvel embarquement de la journée. Un Airbus A321 m’attendait et je n’étais pas le seul. Je craignais une dégradation du service sur la ligne intérieur. Il n’en est rien, le niveau de qualité est le même que sur le premier segment. Un petit détail a toutefois changé. Au moment de la distribution du plateau-repas, il y avait le choix entre le couvercle bleu et le couvercle rouge. Mes voisins chinois, ont le choix, moi pas. Je devais avoir une tête à manger du couvercle bleu. Comme pour le petit déjeuner, le repas est à base de pâtes, un tantinet grasses. La cuisine indochinoise est bien plus légère et fine au regard de mes expériences.

Mon vol se pose avec plus de vingt minutes d’avance après avoir survolé une zone maritime avec un immense pont dont on ne voit pas l’extrémité au milieu des éoliennes.

Le terminal domestique est immense, on navigue bien dans une autre dimension.

Arrivant par un vol intérieur, pas de contrôle à l’arrivée, si bien qu’en moins de vingt minutes je suis dans un taxi ou plutôt une tabatière.
La course aéroport-hôtel fait cinquante kilomètres…


La Chine versant moderne

Mon séjour à Shanghai est étrange, ma vision est forcément limitée de par son caractère professionnel. Mon espace est borné par l’aéroport, le bus, l’hôtel et le lieu de réunion.

Il n’empêche, la Chine offre un visage d’une étonnante modernité. Les rues, les tenues des passants, la météo, tout me rappellerait presque une capitale européenne à la puissance asiatique. Comment ne pas s’interroger en découvrant l’architecture contemporaine des grattes ciel, du service dans l’hôtel, des détails liés à la sécurité dans la chambre, de la variété et de créativité de la nourriture asiatique moderne ?

Il n’empêche, les traditions sont bien tenaces. Ce matin, en partant vers mon bus, dans le hall de l’hôtel, deux Chinois, en tenue traditionnelle, s’adonnaient au tai-chi. Vision étonnante, de bon matin, qui contraste avec l’ambiance tout occidentale de l’établissement.

En passant, la relative fraîcheur locale m’a surpris. Il fait 16 degrés à l’extérieur et 20 dans ma chambre. Pourtant peu sensible au froid, je porte un pull et je ne me réchauffe pas. Je prends des douches très chaudes, je dors sous la couette, c’est pour dire ! Est-ce le signe de mon acclimatation au climat tropical du Sud-est asiatique ? Les heures de lever et de coucher du soleil me confirme ma remontée vers le nord : lumière à 6 h, extinction des feux à 17 h.

Le Resto chinois...

Le 10 novembre 2012 est un grand jour. Je mange pour la première fois de ma vie, c’est dire, dans un restaurant chinois... en Chine !

Des hommes en noir assurent l’accueil, oreillette vissée dans l’oreille. L’ambiance est sombre et rouge. Les tables sont très nombreuses et la clientèle internationale. Seule une partie de la table est éclairée, là où les plats sont déposés. La décoration est sobre, pas l’ombre d’une dorure, et une belle série de photos sont mises en valeur.

Pas de choix du menu, mais une succession de onze plats est offerte à la dégustation. Les goûts diffèrent sensiblement des restaurants dits chinois en France.

En sortant, des vendeurs proposent sur le trottoir des lasers de poche. Les prix sont à négocier. La puissance de l’engin est impressionnante. Je n’ai pas osé en acheter de crainte de me le voir confisquer avant d’accéder à la cabine de l’avion et d’abîmer la rétine de quelqu’un. Je ne suis pas certain que le modèle soit tout à fait aux normes. Shanghai de nuit offre le spectacle des plus grandes et modernes capitales du monde. Ici, la première ville qui vient à l’esprit est New York !

Avant de reprendre l’avion, j’ai quelques petites heures à tuer. On me conseille un tour dans Hue Garden, jardin traditionnel chinois, dans un quartier tout aussi chinois. C’est superbe, bien que très (trop) touristique.
Je me dirige ensuite vers le Bund. Je m’engage sur la promenade qui longe la rivière et qui fait face aux grattes-ciel locaux. L’ambiance est dominicale. De nombreuses personnes s’y baladent. Maintenant c’est un peu normal, nous sommes dimanche ! Quelques mariés se font tirer le portrait avec les tours en fond. Les mariées, légèrement vêtues sont courageuses tant la petite bise est bien présente. Le spectacle des péniches au pied de cette modernité architecturale me plaît sans l’ombre d’un doute.

Je rejoins l’aéroport, immense, fonctionnel et accueillant. Les dernières formalités sont accomplies sans encombre. L’efficacité règne en maître ; vous pouvez même noter l’employé chargé du contrôle des passeports ! Dans le doute, j’ai mis la note maximale ;-)

Que dire d’autre que professionnalisme et organisation impeccable. Une fois encore, le vol décolle parfaitement à l’heure. Ça interroge !

En l’air, après trente minutes de vol le spectacle continue. L’urbanisation n’en finit pas. Les lumières couvrent le sol.

Au fait, j’oubliais, peu ou pas de crachats et autres saletés par ici ! La Chine n’est plus ce qu’elle était... Je crois bien qu’une nouvelle visite dans ce pays et cette ville en particulier sera rapidement de mise. Je rentre de mon incursion au cœur de la Chine moderne, très impressionné.


De retour à Phnom Penh…

17 novembre

Un vrai temps de novembre !

Cette semaine nous avons eu un véritable temps de novembre. L’air s’est (un tout petit peu) rafraîchi, il a bruiné, nous avons du vent et de très grosses averses.

Le thermomètre oscille entre 30 et 34 degrés.
Un vrai temps de novembre... ou presque ;-)

Dans le ciel

Les hélicoptères tournent sur la ville. Les modèles sont made in USA, contrairement aux équipements locaux dont les origines sont plus slaves.

Il y en a même un tout vert, au toit et bande blanche.

Mystère... Enfin presque. La presse internationale fait largement écho du sommet de l’ASEAN qui s’ouvre sur Phnom Penh. De nombreux chefs d’État sont attendus, et pas des moindres.

À suivre !



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